Le 8 juillet 2026, les centres publics d’action sociale fêteront leurs 50 ans. Il y a exactement un demi-siècle, la loi organique relative aux CPAS a été adoptée. Cette loi a pour but, par le biais de l’aide sociale, de « permettre à chacun de mener une vie conforme à la dignité humaine »1. Cette mise en avant de la dignité humaine rend notre loi sur les CPAS unique au monde.
Pourtant, cet anniversaire n’est guère une occasion de se réjouir. Ce qui était autrefois conçu comme le dernier filet de sécurité de notre protection sociale est aujourd’hui mis à mal. En raison de choix politiques successifs, les mailles de ce filet ne cessent de s’élargir, et les CPAS ont de plus en plus de mal à garantir cette dignité humaine. Nos responsables politiques agissent de plus en plus souvent dans un esprit de méfiance, tant à l’égard des bénéficiaires des CPAS, que des travailleurs sociaux.
La Coalition pour une politique CPAS humaine (à laquelle prend part le CVTS) espère qu’au cours des cinquante prochaines années, les responsables politiques oseront enfin mettre pleinement en œuvre l’esprit de la loi sur les CPAS. Cela profitera non seulement aux personnes en situation de pauvreté, mais aussi à la société dans son ensemble. Car le coût de la pauvreté – problèmes de santé, accès réduits à l’éducation, surendettement… – est bien plus élevé que le coût de la lutte pour l’éradiquer.
Notre carte banche parait dans la presse : le Knack et Le Vif de ce jour.
Pour lire le texte complet des 10 raisons pour lesquelles le 8 juillet 2026 n’est pas un anniversaire à célébrer, c’est par ici